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Parage préventif : interview de Thomas ROUXEL, éleveur laitier

19 07 2021Eilyps, Prévention santé

Thomas ROUXEL, éleveur laitier à St Gouéno (22), confie le parage des pattes de ses vaches à MSB. L’agriculteur a opté pour un parage préventif, il nous explique pourquoi ce choix et comment il procède.

Thomas a rejoint ses parents sur l’exploitation familiale, le GAEC DES CLOTURES, il y a 3 ans. L’exploitation de 110 hectares accueille 110 vaches prim’holstein pour une référence de 900 000 litres.

Thomas ROUXEL

Thomas, depuis combien de temps réalisez-vous du parage préventif ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours vu mes parents parer tout le troupeau, même lorsqu’ils étaient en aire paillée. L’ensemble du troupeau était paré au mois de mars avant la sortie au pâturage.

Lors de mon installation, nous avons revu la salle de traite pour la passer à 12 postes en double équipement avec une traite par l’arrière. Dans ces conditions, il nous a été moins facile de parer tout le troupeau d’un seul coup. Nous avons donc pris la décision de faire parer les vaches en systématique, juste avant tarissement, et d’intervenir au cas par cas pour les boiteries isolées.

Je me suis formé au parage et me suis équipé d’une cage, ce qui me permet de traiter moi-même les vaches boiteuses isolées. En pleine lactation, il faut réagir rapidement pour limiter l’impact d’une boiterie sur les performances de l’animal. Pour ce qui est des interventions « collectives », nous avons préféré les déléguer à l’équipe MSB pour faciliter notre organisation, une seule personne est monopolisée sur la matinée. Ils interviennent 10 fois par an sur l’exploitation. Avec cette organisation, je réalise des économies, j’agis avec réactivité et anticipe les problèmes.

Pourquoi avoir fait ce choix de parer lors de la phase de tarissement ?

Il y a quelques années, j’ai envoyé une vache tarie avec une dermatite au champ. Lorsqu’elle est revenue quelques temps après, elle avait un trou dans le pied. C’est de là qu’est venu le déclic. J’ai réalisé qu’il était impératif de soigner les pattes juste avant le tarissement. Pour moi c’est la meilleure période pour parer. Les vaches ont le temps de récupérer en cas de soins apportés sur une lésion et partent avec des pieds sains sur une nouvelle lactation. Je sécurise les performances de mon troupeau.

Quels résultats avez-vous observé depuis votre passage au parage préventif des vaches taries ?

Je n’ai pas chiffré les impacts de cette pratique. Néanmoins je sais que j’ai moins de vaches qui boitent au pic de lactation et j’obtiens donc de meilleures performances laitières. Je réforme également beaucoup moins pour cause de dermatites et autres pathologies du pied.

Hormis l’acte de parage, votre pareur vous apporte-t-il des conseils ?

Bien sûr. Mon pareur m’a formé sur la structure du pied, il me donne des conseils concrets notamment sur le traitement des dermatites et abcès. Il m’a également aidé à mettre en place des protocoles préventifs pour limiter les pathologies.

Morgan LONGE, le pareur qui intervient chez Thomas, nous explique le déroulement de son intervention

Le fait de planifier mes interventions chez Thomas facilite notre organisation à tous les deux.

En effet, de son côté Thomas peut noter les numéros des vaches qu’il souhaite parer et ainsi m’annoncer un nombre précis d’animaux à voir, ce qui me permet de mon côté d’organiser mon temps de travail correctement.

Etant donné que nous nous voyons régulièrement, nos habitudes sont prises : les animaux sont mis de côté avant mon arrivée, je place ma cage de façon à simplifier au maximum la circulation des animaux, ceci étant rendu possible car intervention après intervention, nous avons pu affiner notre façon de fonctionner.

Thomas m’informe au cours de mon intervention de l’état de santé de l’animal qui est dans la cage, ce qui permet d’adapter mon parage.

L’objectif de notre collaboration est de fixer un intervalle adapté entre deux rendez-vous afin de pouvoir parer d’une part de façon préventive les animaux qui seront taris prochainement et d’autre part de soigner les vaches présentant des signes de malaise dans leur démarche.

Morgan LONGE

Pareur, MSB

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