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Comment prévenir l’acétonémie des bovins

On parle de plus en plus d’acétonémie clinique, acétonémie subclinique, cétose, acétonémie de la vache grasse, acétonémie de la vache maigre… Mais qu’en est-il exactement ? Quels sont les éléments déclencheurs de ce trouble ? Quels sont les répercussions sur les bovins ? Comment les éviter ?

Acétonémie et cétose, même combat !

Ces deux mots sont synonymes. Ils caractérisent tous les deux un déficit énergétique relatif. En effet, les bovins transforment dans le foie les acides gras volatils (AGV) produits dans la panse en glucose. Lorsqu’il n’y a pas assez d’AVG ou lorsque le foie, trop gras, n’arrivent pas à les transformer, des corps cétoniques sont fabriqués. On les appelle aussi parfois « cétones », BHB pour béta hydroxy butyrate. Ce phénomène peut avoir lieu aussi bien sur les vaches que sur les génisses qui viennent de vêler.

On parle donc d’acétonémie de la vache maigre lorsque le foie manque d’AVG, cas plutôt rare. Plus fréquent, l’acétonémie de la vache grasse a lieu lorsque la vache a stocké trop de gras dans son foie et ne peut plus mobiliser d’énergie au moment où elle en a le plus besoin, c’est-à-dire en fin de gestation et en début de lactation.

Génisse trop grasse : elle risque l’acétonémie au vêlage

Les conséquences de l’acétonémie

Ces molécules sont toxiques pour les bovins et vont provoquer toutes sortes de symptômes allant de la simple baisse de production (acétonémie subclinique) en passant par la diminution de l’appétit et allant jusqu’à des troubles neurologiques (acétonémie clinique). De manière plus insidieuse, le système immunitaire étant un très gros consommateur d’énergie, l’acétonémie va favoriser d’autres maladies comme les non délivrances, les métrites, les mammites ainsi que les boiteries. On retrouve presque systématiquement des corps cétonique lors des déplacements de caillette.
On estime qu’une cétose clinique engendre une perte moyenne de 250€.

Les mesures de prévention de la cétose

Cétose de la vache maigre :

Assurer des apports énergétiques et azotés suffisants pour des vaches plutôt maigres, notamment en cas de gestation gémellaire.

 

Cétose de la vache grasse :

Cas général : Si les vaches sont en état au moment du tarissement, la ration doit être adaptée pour qu’elles n’engraissent pas pendant cette phase. Cependant, lors des 3 dernières semaines, les besoins du veau sont tels et la capacité d’ingestion si faible qu’il faut veiller à concentrer la ration sur ces dernières semaines. Une transition brutale entre l’alimentation des vaches taries et celle des vaches laitières est aussi un des grands facteurs de risque de ce trouble. 2 phases de tarissement sont alors indispensables pour être en adéquation avec les besoins.

 

Cas individuel : Si la vache est déjà grasse au moment du tarissement, il ne faut surtout pas la faire maigrir, ça ne ferait qu’accentuer l’acétonémie tout en étant risqué pour la santé du veau. Des solutions nutritionnelles ou médicales existent pour limiter les conséquences de ce phénomène.

 

Ces recommandations vous permettront de limiter les cas de cétose et donc d’assurer des démarrages en lactation efficaces. De plus, la santé des veaux  et la reproduction n’en seront qu’améliorées. Pour aller plus loin sur ces thèmes, inscrivez-vous à nos formations ou demandez l’avis d’un de nos experts.

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