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Les vaches bio aiment pâturer même en système robotisé

5 05 2020BIO0 comments

Cécile Bouquet, Consultante en Agriculture Biologique chez Eilyps, nous fait part de ses observations concernant l’installation d’un robot de traite et le pâturage.

Partage d’expérience et observations sur le terrain.
« Souvent trop d’éleveurs pensent que le pâturage est incompatible avec l’installation d’un robot de traite. Je souhaite vous faire partager mon expérience positive sur ce sujet.
Oui, avoir un système de pâturage performant et des résultats optimisés, c’est possible ! C’est la motivation de l’éleveur qui est primordiale ».

Le critère principal : privilégier la gestion du pâturage et maintenir deux traites par jour pendant cette période.

Cécile Bouquet, Consultante en Agriculture Biologique Eilyps

Voici les 4 points clés à respecter pendant la période estivale :

Il est préférable de le mettre proche de la sortie au pâturage, dans ce cas, c’est le robot qui oriente les animaux. Si le robot est éloigné de la sortie, alors l’investissement dans une porte de tri est indispensable afin de favoriser une circulation libre.

2. Gérer l’effectif sur la stalle

Ne pas saturer le robot évite ainsi les « bouchons » et les retards de traite, les vaches doivent avoir confiance et disposer de repères fixes, ceci favorise la circulation fluide des animaux. Quelle que soit la marque du robot, une stalle permet d’effectuer quotidiennement la traite pour 70 vaches si l’objectif est de faire 2 traites par jour. 65 vaches est le nombre idéal, au-delà, il faudra intervenir plus souvent. 

3. Motiver les vaches

Pour la circulation et pâturer un maximum, les chemins doivent être praticables, permettant d’éviter ainsi les problèmes de boiteries et favorisant leur bien-être. Il est préférable de mettre en place un système de pâturage de jour et pâturage de nuit si la surface à pâturer est importante, avec une taille de paddocks adaptée au troupeau. Le chemin sera donc large avec un circuit de jour et un circuit de nuit (minimum 4 mètres), gérer par le paramétrage au robot. Le département d’Ille et Vilaine propose des aides pour l’accessibilité des vaches au pâturage (diagnostic chemin), alors, profitez-en pour mettre toutes les chances de votre côté et optimiser le système. Leur proposer donc de l’herbe fraîche deux fois par jour est vraiment source de motivation et lactogène !

4. L’autonomie

Elle est à privilégier pour limiter les coûts et la complémentation au robot est à conserver ; adapter les aliments en fonction de la qualité de l’herbe. En général, c’est du déshydratés de maïs, d’herbe ou de luzerne ; ainsi que des mélanges céréaliers issus de la ferme. Il est possible de fermer le silo et de ne rien mettre à l’auge, je conseille toutefois de maintenir du foin à disposition. A la question : dois-je mettre de l’eau dans les paddocks ? la réponse est oui, le lait est composé de 90% d’eau. Les vaches doivent donc boire lorsqu’elles le souhaitent afin de favoriser leur bien-être. Ceci ne sera pas un frein pour le retour au robot !

5. Conclusion

Les vaches s’adaptent à tous les systèmes, et pâturer de grandes surfaces en traite robotisée peut allier bien-être et économie, avec pour les plus performants, des coûts alimentaires sur l’année de 65 euros à la tonne de lait.

Pour plus d’informations contactez Cécile Bouquet, cecile.bouquet@eilyps.fr

 

Je souhaite recevoir des informations concernant l’installation d’un robot de traite en système pâturage.

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