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Anticiper un déficit fourrager dans un contexte climatique défavorable

2 03 2020Fourrages et cultures, Nutrition

En cette fin d’hiver, certains élevages sont en situation de stock fourrager limité suite à la sécheresse de l’été dernier avec une perte de rendement en maïs plus ou moins prononcée. L’automne et l’hiver pluvieux n’ont pas permis de valoriser le pâturage, les ensilages et enrubannage dans de bonnes conditions.

Il devient important de réaliser un bilan fourrager et d’explorer toutes les possibilités pour constituer des stocks dans le mois à venir dans le but d’éviter un déficit qui sera coûteux à combler.

Il faut aussi être vigilant par rapport à la diversité de l’assolement, il en dépend les aides vertes de la PAC.

Pour rappel :

  • <10ha de terres arables : pas d’obligation de diversité de l’assolement
  • Entre 10 et 30ha : 2 cultures minimum et la culture principale représente moins de 75% de la surface arable.
  • >30ha : 3 cultures minimum et la culture principale représente moins de 75% de la surface de terre arable et les 2 cultures principales représentent moins de 95% de la surface arable.
Réaliser un bilan fourrager est indispensable pour faire le lien entre le stock de M.S. présent sur l’exploitation et les besoins du troupeau. Dans un premier temps il faut déterminer les surfaces de pâturage et les valeurs attendues et étudier les opportunités pour constituer des stocks par la suite. Ce bilan doit prendre en compte l’évolution des effectifs jusqu’à l’automne.

Anticiper la pousse de printemps

Les températures particulièrement douces de ces derniers jours, permettent une pousse de l’herbe qui sera à valoriser dès que la portance des sols sera correcte. Le déprimage peut être réalisé tôt pour favoriser le rendement. Dès le deuxième cycle, n’hésitez pas à débrayer des paddocks qui seront fauchés en ensilage d’herbe pour constituer le stock d’été.

Les dérobées à base de RGI implantées à l’automne dernier sont plutôt bien développées. L’apport d’azote est à réaliser dès que possible et est à raisonner suivant le taux de trèfle pour réaliser une fauche précoce de qualité au stade épi 10cm ou 2 nœuds du RGI. 

Les implantations possibles pour constituer du stock pour l’été

Réaliser un bilan fourrager est indispensable pour faire le lien entre le stock de M.S. présent sur l’exploitation et les besoins du troupeau. Dans un premier temps il faut déterminer les surfaces de pâturage et les valeurs attendues et étudier les opportunités pour constituer des stocks par la suite. Ce bilan doit prendre en compte l’évolution des effectifs jusqu’à l’automne.

Le colza fourrager

Il pousse rapidement. Il peut être valorisé dès 60 jours après implantation. Il est appétant et doit être valorisé au pâturage au fil sur des courtes durées (2 – 3 h / jour), du fait de sa forte teneur en azote soluble. La valeur alimentaire de ce fourrage se situe autour de 0.91 UFL, 124 PDIN et 97 PDIE (au stade feuillu) soit 16 – 20 % de MAT. La MS est de l’ordre de 12 – 14 %. Il est fortement conseillé d’utilisé ce produit avec une complémentation de maïs ensilage à l’auge.

Les graminées

Les graminées comme le RGI, en association avec un trèfle annuel (Squarosum, Perse, Alexandrie, trèfle violet …) peuvent être exploitées soit en pâturage ou en ensilage avec un potentiel de rendement intéressant.

Le sorgho

Le sorgho fourrager multicoupe pousse très bien l’été. Il est intéressant en affourragement en vert sur les périodes estivales. Toutefois, il faut bien choisir la variété et le type de sorgho selon sa destination (Vaches, génisses…) car les valeurs sont assez variables. Ce type de sorgho présente une bonne dMO (60 – 65 %), la valeur azotée de ce type de sorgho varie entre 10 et 14 % de MAT selon la variété, pour une valeur UFL entre 0.6 et 0.65. On peut estimer une consommation jusqu’à 5 kg de MS/VL/jour. Le sorgho est considéré comme une 3ème culture.

Les légumineuses

Trèfle violet, luzerne avec une implantation au printemps permettent 1 à 2 fauches riches en protéines sur la période à risque déficit fourrager, c’est à dire avant la fin de l’été. On peut estimer 1.5 à 2 T de MS/ha par fauche, avec des valeurs azotées intéressantes (15 à 20 % de MAT) qui permettent une économique de concentrés azotés.

Ces cultures sont admissibles au titre de la diversité de l’assolement.

Pour l’automne et l’hiver prochain

Il est préférable de semer quelques Ha de maïs en plus, d’un indice précoce pour faire la « soudure », qui seront distribués avant la récolte principale. Certaines variétés (type dentées farineuses) ont une digestibilité théorique de l’amidon rapide : la valorisation des grains par la vache pourra se faire peu de temps après la récolte.

Je souhaite en savoir plus sur les stratégies fourragères, choix d’espèces ou de variétés

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En cette fin d’hiver, certains élevages sont en situation de stock fourrager limité suite à la sécheresse de l’été dernier avec une perte de rendement en maïs plus ou moins prononcée. L’automne et l’hiver pluvieux n’ont pas permis de valoriser le pâturage, les ensilages et enrubannage dans de bonnes conditions.

Il devient important de réaliser un bilan fourrager et d’explorer toutes les possibilités pour constituer des stocks dans le mois à venir dans le but d’éviter un déficit qui sera coûteux à combler.

Il faut aussi être vigilant par rapport à la diversité de l’assolement, il en dépend les aides vertes de la PAC.

Pour rappel :

  • <10ha de terres arables : pas d’obligation de diversité de l’assolement
  • Entre 10 et 30ha : 2 cultures minimum et la culture principale représente moins de 75% de la surface arable.
  • >30ha : 3 cultures minimum et la culture principale représente moins de 75% de la surface de terre arable et les 2 cultures principales représentent moins de 95% de la surface arable.

Faire un état des stocks

Réaliser un bilan fourrager est indispensable pour faire le lien entre le stock de M.S. présent sur l’exploitation et les besoins du troupeau. Dans un premier temps il faut déterminer les surfaces de pâturage et les valeurs attendues et étudier les opportunités pour constituer des stocks par la suite. Ce bilan doit prendre en compte l’évolution des effectifs jusqu’à l’automne.

Anticiper la pousse de printemps

Les températures particulièrement douces de ces derniers jours, permettent une pousse de l’herbe qui sera à valoriser dès que la portance des sols sera correcte. Le déprimage peut être réalisé tôt pour favoriser le rendement. Dès le deuxième cycle, n’hésitez pas à débrayer des paddocks qui seront fauchés en ensilage d’herbe pour constituer le stock d’été.

Les dérobées à base de RGI implantées à l’automne dernier sont plutôt bien développées. L’apport d’azote est à réaliser dès que possible et est à raisonner suivant le taux de trèfle pour réaliser une fauche précoce de qualité au stade épi 10cm ou 2 nœuds du RGI. 

Les implantations possibles pour constituer du stock pour l’été

Réaliser un bilan fourrager est indispensable pour faire le lien entre le stock de M.S. présent sur l’exploitation et les besoins du troupeau. Dans un premier temps il faut déterminer les surfaces de pâturage et les valeurs attendues et étudier les opportunités pour constituer des stocks par la suite. Ce bilan doit prendre en compte l’évolution des effectifs jusqu’à l’automne.

Le colza fourrager

Il pousse rapidement. Il peut être valorisé dès 60 jours après implantation. Il est appétant et doit être valorisé au pâturage au fil sur des courtes durées (2 – 3 h / jour), du fait de sa forte teneur en azote soluble. La valeur alimentaire de ce fourrage se situe autour de 0.91 UFL, 124 PDIN et 97 PDIE (au stade feuillu) soit 16 – 20 % de MAT. La MS est de l’ordre de 12 – 14 %. Il est fortement conseillé d’utilisé ce produit avec une complémentation de maïs ensilage à l’auge.

Les graminées

comme le RGI, en association avec un trèfle annuel (Squarosum, Perse, Alexandrie, trèfle violet …) peuvent être exploitées soit en pâturage ou en ensilage avec un potentiel de rendement intéressant.

Le sorgho

Le sorgho fourrager multicoupe pousse très bien l’été. Il est intéressant en affourragement en vert sur les périodes estivales. Toutefois, il faut bien choisir la variété et le type de sorgho selon sa destination (Vaches, génisses…) car les valeurs sont assez variables. Ce type de sorgho présente une bonne dMO (60 – 65 %), la valeur azotée de ce type de sorgho varie entre 10 et 14 % de MAT selon la variété, pour une valeur UFL entre 0.6 et 0.65. On peut estimer une consommation jusqu’à 5 kg de MS/VL/jour. Le sorgho est considéré comme une 3ème culture.

Les légumineuses

Trèfle violet, luzerne avec une implantation au printemps permettent 1 à 2 fauches riches en protéines sur la période à risque déficit fourrager, c’est à dire avant la fin de l’été. On peut estimer 1.5 à 2 T de MS/ha par fauche, avec des valeurs azotées intéressantes (15 à 20 % de MAT) qui permettent une économique de concentrés azotés.

Ces cultures sont admissibles au titre de la diversité de l’assolement.

Pour l’automne et l’hiver prochain

Parfois il est judicieux de semer quelques Ha de maïs en plus, d’un indice précoce pour faire la « soudure », qui seront distribués avant la récolte principale. Certaines variétés (type dentées farineuses) ont une digestibilité théorique de l’amidon rapide : la valorisation des grains par la vache pourra se faire peu de temps après la récolte.

Je souhaite en savoir plus sur les stratégies fourragères, choix d’espèces ou de variétés

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