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Valoriser la couverture végétale en interculture pour son troupeau et ses terres

Oct 10, 2018 | Fourrages et cultures

La couverture végétale en interculture est un des piliers des systèmes agroécologiques par les réponses qu’elle apporte à la recherche de solutions et pratiques innovantes en alternatives aux intrants de synthèse. Les espèces qui la composent lui confèrent une aptitude à fournir de nombreux services qualifiés d’écosystémiques, c’est-à-dire de bénéfiques pour les Hommes grâce au bon fonctionnement des écosystèmes.

Leurs principales fonctions agroécologiques déterminées à ce jour sont la réduction de la lixiviation des nitrates et sulfates dans le sol, la fourniture d’azote à la culture suivante, la réduction de l’érosion, l’amélioration de la structure et des propriétés hydriques des sols, la réduction des pressions de bio-agresseurs, la stimulation de la vie biologique, et la valorisation dans l’alimentation animale. Evidemment cette couverture végétale exprime ces services à des degrés différents selon sa composition et les traits agro-physiologiques des espèces qui la composent (rapidité d’installation, durée de phase végétative, gélivité, etc.), ainsi que la place qui lui est réservée dans la rotation, de la qualité du semis au mode de destruction. C’est pourquoi cela nécessite une priorisation des services recherchés pour atteindre un compromis dans le niveau d’expression visé pour chaque composante.

Comment optimiser l’obligation de couverture ?

Dans notre région d’élevage, l’obligation de couverture peut être envisagée comme une réelle opportunité de production de biomasse supplémentaire à destination des animaux. La valorisation fourragère est alors possible en cultures dérobées, intégrées directement dans le système fourrager, ainsi qu’en complément récurrent ou occasionnel de fourrage sans modifications de la conduite du couvert. Dans le premier cas, on y recherche la productivité, avec des pratiques de fertilisation et des associations graminées-légumineuses (Exemple fréquent en Ille-et-Vilaine : RGI-Trèfles). Dans le second cas, on profite notamment d’un contexte favorable pour allonger la durée du pâturage des animaux les moins exigeants (génisses, vaches taries).

Les pratiques pour un couvert réussi

Pour exprimer tout son potentiel la couverture végétale doit être considérée comme une culture à part entière. Cela commence par la gestion des pailles de la précédente qui nécessitent d’être retirées ou broyées finement puis bien réparties sur la parcelle pour faciliter la dégradation. Un premier déchaumage superficiel (3-5cm) courant Juillet fait office de faux-semis pour faire lever les adventices qui sont ensuite détruites au second déchaumage avant le semis fin août-début septembre. Le roulage permet quant à lui de renforcer le contact terre-graine et aide à la germination. Toutes ces pratiques réunies sont incontournables à l’expression des services souhaités.

Une démarche agroécologique

La gestion des intercultures est une démarche agroécologique qui s’ajoute à la diversification des cultures, l’allongement des rotations, la précision des interventions par le numérique, etc. L’équipe du pôle Agronomie de Eilyps est présente pour vous accompagner techniquement dans cet esprit.

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