Sélectionner une page

Pourquoi de bons chemins vous garantissent un pâturage de qualité ?

1 03 2019 | Performances, Prévention santé |

La saison de pâturage va débuter. Si le respect de la transition alimentaire de vos vaches et le déprimage sont des notions essentielles, il n’en reste pas moins que l’accès à vos pâtures est un élément important qu’il ne faut pas négliger.

Des chemins adaptés

Des chemins calibrés pour votre troupeau (un minimum de 3 m est nécessaire dès 50 VL), permettent d’accélérer les temps de déplacement des animaux.

Un sol stable

Le choix des matériaux doit offrir : stabilité, longévité dans le temps et moindre résonnance pour les articulations et les sabots des animaux. Si des engins agricoles les empruntent, l’empierrement devra être adapté.

Un terrain plat

L’idéal est un chemin bombé ou légèrement en pente (sans jamais dépasser 3%) qui permettra d’évacuer l’eau. Pour les chemins bordant des haies, il est intéressant de l’exposer au sud pour qu’il s’assèche plus vite en situation pluvieuse.

Des accès praticables

Un pâturage plus long dans l’année grâce à des chemins praticables, même en automne/hiver, vous permet de gagner en autonomie fourragère et protéique. Le cout alimentaire s’en trouve réduit. C’est un atout non négligeable dans le contexte économique laitier actuel.

Des points d’eau

Lors de la création ou de l’aménagement de vos chemins, n’oubliez pas l’abreuvement des animaux.

De bons chemins, c’est souvent moins de boiteries

Les bactéries responsables de la dermatite apprécient les environnements humides et anaérobies. Sur leur trajet, les vaches peuvent emprunter des accès souillés par la boue et la bouse qui sont un milieu idéal pour développement des bactéries. Des pattes sales combinées à des cailloux coincés entre les onglons contribuent fortement au développement de diverses pathologies telles que panaris,  fourchet et mortellaro.

Des chemins sains contribuent donc fortement à limiter la maladie de mortellaro et les autres sources de boiteries dans votre troupeau.

Les chemins sains ont un impact sur la qualité du lait

De la même manière que pour les boiteries, des chemins secs et sains permettent de limiter les éclaboussures de boues et de bouses sur les mamelles. Le temps de nettoyage des mamelles est réduit diminuant par la même occasion les risques d’infections. La réduction de la contamination par les butyriques est également à prendre en compte.

Quelles sont vos obligations réglementaires ?

Vous ne devez répondre à aucune obligation particulière pour la réalisation des chemins.  Notez cependant que les chemins bétonnés doivent être équipés d’un système de récupération des jus.

En résumé, le chemin idéal…

Le chemin parfait est composé d’un sol sec (pente de 3%), solide (mais pas trop dur !), au Sud d’un talus ou d’une haie et d’une largeur minimale de 3 m.

Si vous souhaitez créer ou améliorer les accès à vos pâtures, parlez-en avec votre conseiller qui saura vous guider pour faire les bons choix.

NB : Les élus ont décidé de ne pas reconduire « l’appel à projet pour l’accessibilité au pâturage » qui avait été établi en 2017 et 2018.

[kkstarratings]

Pauline WOEHRLÉ & Mickael BARBIER

Pauline est responsable agriculture Bio & Durable. Mickael est consultant nutrition-reproduction.

pauline.woehrle@eilyps.fr  / mickael.barbier@eilyps.fr

 

 

Je souhaite en savoir plus sur les accès aux pâturages

0 commentaires

Recevez gratuitement la lettre d'information technique Tec'Lait

Share This